Superbe version de l’Emmerdeur

Journal de la Région de Cossonay

publié le mardi 4 novembre 2014


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Il y a eu, en 1973 la superbe sortie cinématographique d’Edouard Molinaro avec pour Lino Ventura et Jacques Brel. Aujourd’hui, nous découvrons une nouvelle version de cette pièce de Francis Veber, théâtrale celle-ci, et « bien de chez nous », qui n’a rien à envier à la précédente.

Rien qu’à voir la mine réjouie de tous les spectateurs après 90 minutes sur un rythme sans le moindre relâchement. Où les surprises étaient à chaque ouverture ou fermeture de portes.

Tout les ingrédients sont réunis pour faire de cette création romande, un merveilleux moment pour le spectateur.

Tout d’abord, le texte. Pas le moindre moment de répit. Il vous tient le spectateur en haleine.

« Mais qu’est-ce que ce François Pignon va encore nous inventer ? »
Coup de chapeau à Antony Metfier qui signe ici, une mise en scène originale et personnelle. Il n’est pas tombé dans la facilité de la copie de l’adaptation cinématographique, mais il a insufflé aux sept personnages, une touche très personnelle.

Vincent Kohler, en majordome efféminé à l’extrême en arrive même à peiner à retrouver sa voix naturelle à l’issue du spectacle tant le comédien est imprégné par son personnage. Pierre Aucaigne, difficile de trouver lee,mots pour vous dire ce que l’on ressent face à un tel talent d’acteur. Il excelle dans tous les genres. Il donne à ce François Pignon une dimension superbe, tour à tour émouvant, sympathique, compatissant mais toujours plus énervant.

A tel point qu’une fraction de seconde, on se demande comment on peut encore supporter un tel personnage, pour quelques secondes plus tard lui apporter notre sympathie. C’est toute la magie du jeu d’acteur de Pierre Aucaigne qui fait merveille. Même qu’il en arrive surprendre par instant ceux et celle qu’il côtoie sur scène, à leur en faire en perdre le sérieux du moment !

Jacques Vassy, en tueur à gage perturbé par la présence de François Fignon, a trouvé dans ce rôle une interprétation à la hauteur de son talent. Quant à Karim Slamaen alternance dans la tournée romande avec Philippe Thonney - il se joue de toutes les situations avec une aisance naturelle. Mais n’oublions pas Catherine Guggisberg, l’épouse amante, et le policier malmené chahuté et enfermé - Frédéric Martin et Jacques Mooser, selon la représentation qui tous, avec leur talent naturel, donnent à cette pièce l’éclat quelle mérite.

Alors, si vous avez manqué les deux représentations, on ne peut que vous donner ce conseil : ne les ratez pas prochainement s’ils jouent près de chez vous !

ALBUM PHOTOS

Un sérieux qui ne se lit que sur les visages - La Presse des Amis du Boulevard Romand

Photo Un sérieux qui ne se lit que sur les visages

L’arrivée de la femme de François Pignon - La Presse des Amis du Boulevard Romand

Photo L’arrivée de la femme de François Pignon